Team building original à Bordeaux : l’expérience murder party

Équipe de collaborateurs en costumes années 1920 lors d'une murder party team building
3 mars 2026

Le dernier escape game a fait un flop. Les retours étaient polis mais tièdes : « C’était sympa, mais on a déjà fait ». Vous reconnaissez la situation ? Selon une étude Ipsos d’avril 2024, 81 % des salariés français valorisent les initiatives de bien-être au travail comme critère clé. Sauf que « bien-être », ça ne veut pas dire « refaire la même activité trois ans de suite ». La murder party débarque comme une alternative qui bouscule les codes. Format immersif, enquête collaborative, costumes et scénario sur mesure : on est loin du laser game du vendredi soir. Reste à savoir si ça convient à votre équipe.

L’essentiel sur la murder party en équipe

  • Format immersif pour 15 à 100 participants
  • Durée type : 2h à 3h avec debriefing inclus
  • Chaque participant incarne un personnage avec un rôle défini
  • Alternative aux escape games pour équipes lassées des formats classiques

Pourquoi les team buildings classiques ne suffisent plus

Je discutais récemment avec Caroline, DRH d’une PME industrielle à Mérignac. Elle me racontait son dernier séminaire : karting pour l’équipe commerciale, escape game pour les fonctions support. Résultat ? Les introvertis de la compta ont passé l’après-midi à regarder leurs montres pendant que les commerciaux se battaient pour le meilleur chrono. « On a créé deux clans au lieu de souder l’équipe », m’a-t-elle avoué. Et c’est normal : les formats compétitifs excluent mécaniquement une partie du groupe.

Dans les team buildings que j’ai pu observer en région bordelaise, l’erreur classique reste de miser sur des activités ultra-compétitives. Résultat : entre 20 et 30 % des participants décrochent pendant l’activité. Ce constat varie selon la culture d’entreprise, mais le problème de fond reste le même. Selon Mediavenir, le marché du team building à Bordeaux connaît une progression constante, avec des entreprises qui cherchent désormais des expériences correspondant à leurs valeurs plutôt que des animations jetables.

Le vrai problème des formats classiques : Ils opposent les collaborateurs au lieu de les réunir. Bowling, karting, quiz : il y a toujours un gagnant et des perdants. Les profils introvertis ou non sportifs finissent spectateurs de leur propre team building.

La murder party contourne ce problème par son format collaboratif. Pas de chrono, pas de classement. Tout le monde a un rôle, tout le monde participe à l’enquête. Le boss peut être le coupable, le stagiaire peut résoudre l’énigme. Cette horizontalité change complètement la dynamique. Si vous cherchez des conseils pour un team building à Bordeaux, c’est le critère numéro un à garder en tête : est-ce que tout le monde participe vraiment, ou est-ce que certains font de la figuration ?

Murder party en entreprise : comment ça se passe concrètement

Collaborateur examinant un indice lors d'une murder party entreprise
Chaque participant cherche des indices pour résoudre l’enquête

Soyons clairs : une murder party, ce n’est pas un escape game avec des costumes. Comme l’explique la définition Wikipédia, le format s’adresse essentiellement aux entreprises pour du team building ou des séminaires, avec une capacité allant jusqu’à 200 personnes. Chaque participant incarne un personnage et ne connaît au départ que ce que son rôle lui permet de savoir. Le suspect peut être n’importe qui dans la salle, y compris vous.

J’ai échangé l’an dernier avec une responsable RH d’une société de négoce viticole près de Bordeaux. Elle organisait le team building annuel pour 45 commerciaux habitués aux escape games. La participation aux événements était en baisse, les retours mitigés. Elle a tenté la murder party pour team building à Bordeaux avec un scénario personnalisé sur la thématique du vignoble. Résultat : 100 % de participation et des retours enthousiastes. « Pour une fois, on parlait encore de l’événement trois semaines après », m’a-t-elle confié.


  • Premier contact prestataire et choix du scénario

  • Personnalisation éventuelle et validation logistique

  • Briefing équipe RH et communication interne aux collaborateurs

  • Accueil (30 min) + Murder party (2h-2h30) + Debriefing collectif (30 min)

Le déroulement type s’étale sur 2h30 à 3h. Les participants arrivent, reçoivent leur costume et leur fiche personnage, puis l’immersion commence. Pendant l’enquête, les échanges se font naturellement entre services qui ne se croisent jamais au bureau. Le comptable interroge le commercial, la RH suspecte le directeur technique. C’est là que la magie opère.

Ce qui fait vraiment la différence : Le debriefing n’est pas une option. C’est le moment où les participants sortent de leur rôle et partagent ce qu’ils ont vécu. Sans ça, vous perdez la moitié de l’impact sur la cohésion d’équipe. Prévoyez minimum 30 minutes pour cette phase.

Ce qui fait la différence avec un escape game classique

La question revient systématiquement : « C’est quoi la différence avec un escape game ? » Réponse courte : à peu près tout, sauf le côté ludique. L’escape game vous enferme dans une salle avec 4 à 6 personnes pendant une heure. La murder party vous plonge dans un scénario ouvert avec potentiellement toute votre équipe.

Deux collaborateurs en discussion animée pendant une session murder party
Le format favorise les interactions spontanées entre collègues

Le récap ci-dessous compare les deux formats sur les critères qui comptent vraiment quand vous organisez un événement pour 30, 50 ou 80 personnes :

Murder party vs Escape game : quel format pour votre équipe ?
Critère Murder Party Escape Game classique
Capacité groupe 15 à 100 personnes 4-6 personnes par salle
Durée 2h à 3h 1h
Interaction entre tous Oui (format ouvert) Limitée au sous-groupe
Personnalisation scénario Possible Rarement
Accessibilité profils introvertis Rôle défini = cadre rassurant Pression du chrono = stress

Le point clé, c’est l’interaction. Comme le souligne ORIENTACTION, la rentrée 2025 place la communication interne au cœur des priorités pour renforcer la cohésion. Or, dans un escape game classique, vous interagissez uniquement avec votre sous-groupe de 5 personnes. Dans une murder party, vous êtes obligé d’aller vers des collègues que vous ne côtoyez jamais pour recueillir des indices.

Franchement, si votre équipe a déjà fait trois escape games et que les retours sont tièdes, le format immersif de la murder party change la donne. Le cadre du personnage rassure les profils timides : ils ne jouent pas leur propre rôle, ils incarnent quelqu’un d’autre. Ça désinhibe. Si vous voulez approfondir l’expérience d’escape game à Bordeaux pour comparer, c’est une bonne base de réflexion.

Vos questions sur l’organisation d’une murder party d’équipe

Les questions pratiques arrivent toujours au même moment : une fois que le concept séduit, il faut rassurer sur la faisabilité. Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes des organisateurs :

Faut-il savoir jouer la comédie pour participer ?

Non. Les rôles sont distribués avec une fiche explicative. Chaque participant sait ce que son personnage connaît de l’histoire, ses motivations, ses secrets. Pas besoin de talent d’acteur : il suffit de suivre les indications et de poser des questions aux autres participants.

Comment gérer les collaborateurs réfractaires ?

C’est la question que m’a posée Caroline de Mérignac. Son directeur technique avait refusé de participer au briefing, convaincu que c’était une perte de temps. Il a fini par jouer le rôle du suspect principal et s’est pris au jeu. Le format désarme les résistances parce qu’il met tout le monde sur un pied d’égalité : le boss peut être le coupable.

Peut-on adapter le scénario à notre secteur d’activité ?

Certains prestataires proposent une personnalisation. La société de négoce viticole dont je parlais plus haut a obtenu un scénario sur mesure avec une intrigue autour du vignoble. Comptez un délai supplémentaire et un surcoût, mais l’impact sur l’immersion est réel.

Combien de temps prévoir pour l’organisation ?

Comptez environ un mois entre le premier contact et le jour J. Ça laisse le temps de choisir le scénario, personnaliser si besoin, et communiquer en interne. Si vous visez une date précise (séminaire de juin, rentrée de septembre), anticipez.

Le format convient-il aux équipes qui ne se connaissent pas ?

C’est même l’un de ses points forts. Le jeu de rôle crée un prétexte naturel pour aller vers l’autre. Quand vous devez interroger un « suspect » que vous n’avez jamais croisé au bureau, la glace se brise d’elle-même. Les équipes hybrides avec des collaborateurs en remote y trouvent un vrai intérêt.

La prochaine étape pour votre équipe

Ce que je recommande : Si votre dernier team building a généré des « c’était sympa » polis mais pas d’enthousiasme, c’est le signe qu’il faut changer de registre. La murder party n’est pas la seule option, mais elle coche plusieurs cases importantes : participation de tous, interaction entre services, souvenir marquant.

Plutôt que de conclure, posez-vous cette question : qu’est-ce que votre équipe racontera encore dans trois mois ? Si la réponse est « le chrono du karting », vous avez peut-être un format à renouveler.

Mathieu Roux, rédacteur spécialisé en expériences immersives et activités de cohésion d'équipe. Basé en Nouvelle-Aquitaine, il s'intéresse depuis plusieurs années aux nouvelles formes de team building et a couvert de nombreux formats d'escape games et murder parties en entreprise. Son approche privilégie le retour terrain et les témoignages concrets de participants.

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